Franssoit

janvier 4, 2007

A+B

Classé dans : betadine, d'aquin, dakin, dieu, preuve, saint, thomas — franssoit @ 8:49

A+B, c’est une preuve, mais une preuve de tout. Elle n’est donc une preuve de rien.

Pour aujourd’hui, j’ai l’honneur et l’avantage de vous présenter les preuves de l’existence de dieu, pas la mienne, non, celles de Saint Thomas d’Aquin, célèbre usurpateur de l’invention d’un antiseptique bien connu.

Y en aurait cinq.

Les voilà. Accrochez vous.

Y en a des parmis vous, bien athées et tout comme il faut, qui vont se précipiter dans ma chapelle pour une petite convertion vite fait bien fait. J’espère disposer d’assez d’eau bénite pour baptiser tout le monde, je me vois mal réveiller mon curé (sur la commode) à cette heure.

Preuve numéro 1. Je cite. En français, je sais que vous avez des lacunes en latin.

1-Dieu premier moteur immobile.

Notre ami Thomas nous déclare que tout ce qui se meut doit être mû.

Sans être franchement certain de ça, pourquoi pas ?

S’il est mû, il est mû par quelque chose.

Ce quelque chose qui en meut un autre, pour se mouvoir lui aussi, il doit-être mû.

Pas mieux.

Il y a des trucs qui se meuvent.

D’accord.

D’après Thomas, on a comme ça toute une (des) chaine(s) de mouvements.

Et là il fait fort :

Donc il est nécessaire de parvenir à un moteur premier qui ne soit lui-même mû par aucun autre, et un tel être, tout le monde le reconnaît pour Dieu.”

Et paf. Ca c’est de la preuve.

Va falloir que je révise ma logique, moi. Ou que je révise la définition de preuve.

En fait, je sais. Thomas (je l’appelle plus saint et je lui mets plus de majuscule, il a beaucoup baissé dans mon estime depuis quelques lignes. Oui, mais là il y a une majuscule. Oui, mais là c’est le début de la phrase. Ha bon.) a un copain traducteur. Il sait que celui-ci traduira le latin de notre ex-ami en français. Alors, le gars thomas, il nous concocte une preuve numéro un de telle sorte que à la traduction, il y ait plein de fois mû et meut. Ca fait rigolo et le traducteur passe un bon moment.

Moi je dis que des conversions, on doit déjà en avoir un bon paquet avec ça. Et qu’on va s’en garder un peu sous le coude pour les longues soirées d’hiver.

Je vous dis donc que à bientôt pour les quatre autres preuves de saint thomas d’aquin de dieu.

Pour que vous ne vous fassiez pas trop d’illusion, je vous annonce quand même que celle d’aujourd’hui était “la plus manifeste”.

Ca laisse un espoir somme toute relativement minime de trouver la foi avant la fin de la semaine.

J’ai déjà hâte de vous dire la mienne de preuve, que vous puissiez enfin m’appeler saint franssoit betadine (de cheval).

Ayant tout saisi ce joli texte (jusqu’à la ligne précédent) sans coller mes tranches, que j’avais préalablement découpées dans un tableau de je sais pas qui, mais en tout cas sans son accord, mais il est sans doute mort au XVIème, siècle, pas arrondissement, j’aurais alors dis DANS le XVIème, je n’étais pas certain d’avoir la place à tout coller et j’avais peur de devoir m’en taper une autre.

Une autre preuve, abruti, essaye de ne pas m’interrompre tout le temps, ça me déconcentre, et lorsqu’on me déconcentre lorsque je parle métaphysique, ça me met dans une rage folle.

Ha oui, y a quand même quelque chose. Je ne suis pas certain que le pépère thomas il écrivait en latin. Je sais, c’est pas bien. Mais dès que j’ai mis la main sur l’unique exemplaire écrit de sa main que j’ai rangé plas plus tard que y a pas longtemps, mais je sais plus où, je confirme. Ou j’infirme.

J’espère que c’est pas en coréen, je suis pas encore arrivé à la leçon sur dieu.

Tiens, il reste de la place je vais chercher une autre tranche.


Voilà.

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