
Ca se termine. Je ne pense pas vous apprendre grand chose, mais l’année touche à sa fin.
Afin d’être parfaitement en ordre de marche pour la prochaine, chacun retourne à ses préoccupations, qui l’élection à venir, qui l’élection à venir, qui l’élection à venir.
Je vais donc faire comme tout le monde et ne plus écrire que sur le seul sujet sur lequel je sois compétent (non, nicolas, compétent).
Je vais donc vous parler de ma spécialité préférée depuis déjà très longtemps. Ce blog va se concentrer (non, nicolas, concentrer) sur la théologie.
Ca va nous prendre un certain temps, une vie peut-être, mais je vais vous montrer que dieu existe. Vous le prouver, même. Ca va pas faire plaisir à tout un chacun, cette histoire là.
Mais, histoire de faire chier le monde un peu plus quand même, je vais d’abord passer en revue quelques preuves déjà émises sur la blogosphère par de luxueux prédécesseurs.
Ou peut-être auparavant vous exprimer tout le dégout que m’inspire ce mot. C’est dingue. Vingt-cinq pour cent de mes lecteurs m’ont signalé, suite à mes hésitations orthographiques l’existence d’une sorte d’outil parallélépipédique avec des pages dedans pour vérifier les mots. Merci donc filaplomb que je n’utilisais, lui, qu’épisodiquement lors de menus travaux de maçonnerie, gros oeuvre, charpente.

Je me suis donc souvenu de la présence dans ma demeure de plusieurs de ces ustensiles. Y a un robert, un larousse (une larousse ?), un modèle réduit de littré (non, nicolas, littré), un oxford machin, une tripatouillée de harrap’s. Et peut-être d’autres qui trainent. Ah oui, y a un, aussi qui va bien nous servir par la suite, pour les preuves de dieu. (Mon dieu, dieu). Et puis le petit mourre, aussi pour l’histoire. Faudra d’ailleurs que je vous recommande un ouvrage très intéressant, et en quatre volumes, sur l’histoire de la france politique. Vraiment très bien. Très clair. Si.
Tous ces instruments fort utiles présentent un défaut de conception rédhibitoire. Ils sont stockés à l’étage, dans ma chambre ou dans le couloir. Et moi je blogue mes conneries au rez-de-chaussée. Et je suis une feignasse de première.
Mais, vous me connaissez, ou au moins vous me pressentez (non, nicolas, pas “mais pas des pieds”). Je suis un geek, un hacker, un technophile averti. Paf, google, paf dico.
Et oui, il est comme ça, le gars.
Ce qui fait que vous avez eu droit à rédhibitoire sans faute, parallélépipédique sans faute non plus, avec les ailes là où il faut les mettre, et préoccupations avec deux c. Et en prime des tirets à rez-de-chaussée.
Le bilan serait globalement positif, si tout occupé, d’une part à vérifier des mots, d’autre part à vous raconter que je les vérifie, le temps passe, et je viens de me souviendre (maintenant que je me sers d’un dictionnaire, je peux même me permettre des licences lexicographiques) que je dois vérifier la pertinence et la pérennité (garanti vérifié, celui là, moi j’aurais mis pérénité) de mes dires d’il y a un an. Et que donc il y a moins de fautes, mais notre recherche théologique (celui là je le vérifie pas, j’ai la foi, enfin des fois, parce que j’ai souvent les foies de me tromper) elle va pas avancer des masses aujourd’hui.
Enfin, elle est lancée et c’est déjà pas mal. Vous ne fréquentez pas tous les jours des blogs qui se lancent dans ce type d’aventure intellectuelle. Tu en connais beaucoup, toi qui préfèrent parler de dieu, que de filles à la cuisse légère, toi, nom de dieu ?
Qui préfèrent la métaphysique à la sodomie, fût-elle verticale ?
On reprend. Y a un truc qui est resté en plan plus haut. Avant de vous parler dictionnaire, je m’apprétais à vous exprimer mon dégout de ce mot. Je ne peux pas te laisser dans un tel état, il faut que je vous finisse.
Mon dégout de ce mot. Oui, bien sur, mon dégout de ce mot, mais duquel ? Dieu ? Mon dieu. Pauvre abruti. Moi qui ne le suis pas, je ne me lancerais pas dans une longue quête (non, nicolas, quête) de la preuve de l’existence d’un mot qui me dégoute. Con, oui, mais humainement con. Dans les limites d’une connerie normale. Une connerie qui ne rapporte rien, hélas à son heureux propriétaire. Une connerie ordinaire. Un peu comme la tienne, mais en plus petit.
Mon dégout du mot, allez, j’ose à peine l’écrire, de peur de souiller ce superbe clavier (wireless) noir avec repose poignets ergonomique. Bon je me lance. Du bout des doigts. Tiens, si je savais par coeur le html, je l’écrirais en tout petit. Blogosphère. Ca y est c’est laché, j’ai des haut-le coeur (non, non avec les tirets et sans s, vous pensez bien que j’ai vérifié).
Mon dieu. Blogosphère. Et pourquoi pas webollelépipède tant qu’on y est. Merde, fait chier, bordel de bite à cul. Un beau billet, bien propre, bien vérifié tous les mots de plus de cinq lettres dans le dictionnaire, avec les tirets. Une grosse couille de blogosphère qui vient se foutre là dedans en ricanant stupidement.
Salope !
SALOPE !
Je t’en prie calme toi franssoit, mon ami, mon petit, mon loulou.
Bon d’accord. De toutes façons, c’est fait.
Donc on a dit, la théologie, on se la garde pour plus tard, on va pas la saloper quick and dirty.
On se positionne sur le 29 décembre 2005, et on check tout le bouzin rapidos.
Titre de l’article : “Kaki, marechal !”. Ca commençait assez mal. Ca finissait pas mieux. L’ivresse de l’altitude sans doute. Pas d’engagements éthiques. Donc pas de trahison. Juste un truc : “fuschia”. A l’époque, ça passait les deux doigts dans le fion, mais aujourd’hui, avec les technologies modernes, je peux pas laisser faire. Ha, ben tiens, il est pas dans mon dico, celui là. Et puis google, à fuschia il trouve plein de réponses. Alors, soit on est pleins à faire la faute, soit c’est pas une faute. On le garde. J’étais pas si en altitude que ça.
Sujet dieu lancé, dictionnaire inauguré, reste les libellés. On va pas raconter nos vacances en scooter en automne, la fois ou, … donc je propose : dieu, orthographe, fellation. Non, pas fellation. Déjà en l’écrivant là, ça va faire des déçus, alors en libellé, je peux pas me permettre.
En guise de rappel, je vous offre une définition de mon dictionnaire, celle de rédhibitoire :
RÉDHIBITOIRE, adj.
A. DR. Qui peut motiver la rédhibition.

On me l’aurait dit, je pense pas que je l’aurais cru.
J’allais oublier de mettre des tranches. Aujourd’hui Maurice Denis. Moins connu que sa mère, mais c’est normal, il lave moins blanc.