Il est fou. Il a craqué. Il n’en peut plus.
Dépression, problèmes personnels, pizza sans anchois ?
Décalage horaire, peut-être. Ou petit doigt coincé dans la porte qui fait super mal.
Non. Ce doi(g)t être autre chose. La lune.
Oui, c’est ça, la lune. Face de lune, on l’appelait. Ca y est, ça recommence.
Franssoit, le pas gentil qui pue du trou, le Dutrout du Trégor côtier, l’anti cinquième, le troisième sous homme, le sixième non sens, le quatrième découvert, il nous réclame un(e) président.
Non.
Que s’est-il passé.
Mon dieu. Vous que je prouve à longueur de blog. Permettez moi une fois l’an d’écrire un billet avec un seul sujet.
Identifié au début.
Introduit.
A sec.
Avec des gravillons.
Développé.
Argumenté.
Conclu.
Mais ça ne sera pas pour cette fois, nous le craignons, nous, l’association de soutien à Franssoit.
Premier sujet.
Titre : La longueur des billets. Des articles. Des posts.
Introduction à sec : Une partie de mon bien aimé lectorat m’a reproché des articles un peu longuets.
Développement (et tirage sur papier brillant, avec un liseré noir et une jolie marge blanche, s’il vous plait Mademoiselle) : Paraitrait que comme quoi, ben j’écrirais des trucs trop longs. Que certains s’endorment avant la fin. Qu’il y a de la perte, du déchet. Et bien je n’ai qu’une seule chose à répondre. Un embryon de début d’argumentaire de défense. C’est vrai, mes articles font beaucoup de lignes. Mais. Mais, d’une part aucun de mes articles n’est aussi long que “Allah recherche du temps perdu” de Vladimir Prout. Alors quand même. Et d’autre part, oui, il y a beaucoup de lignes, mais il y a beaucoup de lignes vides aussi. Et de lignes avec un ou deux mots seulement. Que ce paragraphe-ci, c’est peut-être mon record du monde du paragraphe le plus long. Et aussi sans aucune plaisanterie. Rien que du solide, de l’argumenté. Et d’autre part, c’est vrai, les articles sont longs. Mais le propos est si riche qu’il serait dommage de le réduire. Ca risquerait de l’amputer. Et ça, ça peut faire mal. Aux males. Si on se trompe. De membre. Et d’autre part, ayons (haillons ?) un peu confiance dans le lecteur. Il s’endort ? Et quoi ? Le rêve est aussi porteur de message. Le lecteur, cet être hybride, mi andouille, mi brute, a de la ressource. RMI, allocs, assedics, cette feignasse n’en manque pas. Cette phrase était dédiée à anne, à qui ça fait si mal de penser (?) qu’un esclave potentiel pourrait profiter des subsides de la communauté pour se tourner les pouces en buvant du rouge aux frais de l’entrepreneur courageux. Et d’autre part, comme je mets des tranches, ça égaie le texte. Ca allège. Là, par exemple, j’en mets pas, de tranche, et bien, c’est longuet, lourdingue. Et d’autre part, comme je mets des tranches, il faut que je les découpe. Et pour celà que je fasse décrocher une toile du mur par un domestique, que je la scanne à la main. Oui, je n’ai qu’une confiance modérée dans le petit persionnel. On a tellement de mal de nos jours, à trouver des gens de maison fiables. Même les nègres, parfois, envisagent des pauses. Ce scan, enfin bref j’ai déjà expliqué le procès-suce. Cela prend du temps. Hors je change de tranche-set à chaque article. Question d’honneur. De probité. Donc quand j’ai plusieurs conneries à dire, pour ne pas gaspiller des sources de tranches, je regroupe, alors, forcément, ça fait plus long. Mais comme ça je sature pas votre netvibes. D’autre part, ayant un certaine tendance à vagabonder, je me trouve toujours obligé de ramer pour revenir à mon sujet. D’autre part, je ne veux rien laisser dans l’ombre. Par exemple on m’a un jour fait la remarque cinglante que j’étais un gros con parceque j’avais dit d’autre part sans mettre d’une part avant et que ça se fait pas. Alors là j’ai mis d’une part, et comme ça, je peux tartiner plein de d’autre part, et celui qu’est pas content, et ben il se la remet dans la culotte. Et d’autre part le coup de la substantifique moëlle, hein, je suis pas non plus le tout premier, quand même.
Conclusion : Plus c’est long, plus c’est bon.
Après cette (trop) courte digression, reprenons le fil.
Franssoit veut du président. Que lui arrive-t-il ?
Je vous vois venir avec votre finesse d’esprit caractéristique. Cet andouille sort de table, y avait plus de fromage. Y réclame du camembert.
Non, mais vous m’avez regardé ? Vous m’avez lu ? Vous m’avez compris ?
Vous savez où vous êtes ? Bon. Soyez sérieux.
Mieux que ça.
Ha, je vois sur mon prompteur arriver un message personnel : “Auteur de tranches cherche ‘Jardin des délices terrestres’ de Hieronymous Bosch en jpeg, avec une résolution horizontale d’au moins 1200 pixels (en gros) pour la partie centrale du tryptique. Suite à visite du musée du Prado. Faire proposition”.
Ca faisait longtemps que j’avais pas casé le mot tryptique, moi. Ca fait du bien.
Alors, oui. J’aurais viré ma cutie. Le choc surement.
Trois nouvelles en quelques heures à peine. Les mediaphages (this word is a trademark by Franssoit inc. Trégastel) auront eu quelques jours, peut être une semaine ou deux, mais bon, moi et l’actualité, hein, je prend du retard, et pan tout sur le coin de la gueule.
Trois terribles nouvelles.
- Nicolas Sarkozy serait un gentil garçon.
- Nicolas Hulot aurait rendu les armes.
- Ségolène Royal serait passée à gauche.
- L’abbé Pierre ne s’appelait pas Pierre.
Avouez que pour un petit être chétif comme moi, ça fait beaucoup. Déjà, pour 3, y en a 4.
Et pourtant chacune de ces nouvelles est vraie. Vérifiée. C’est dans la presse.
Première remarque, certains journalistes devraient faire gaffe au calva avec le café du matin, j’en ai entendu qui mélangeaient les trois dernières nouvelles, et qui prétendaient que l’abbé Pierre aurait passé l’arme à gauche.
Comme tout article de ce blog, je l’ai commencé en ayant des choses sérieuses à dire. Plein. Des graves et tout. Qu’on rigole pas avec. Et puis paf, ça dérape, je mets le pied dans une merde, je glisse, je raconte des conneries avec de la substantifique moëlle dedans mais bien au milieu bien cachée. Que cette fois-ci je la trouve plus.
Et maintenant, j’en ai un peu marre d’écrire, j’ai raté le début du film, et je vais rater aussi la fin, alors les trucs sérieux, je vais les mettre en vrac. Et ça va pas faire sérieux.
Un(e) président, c’est fait pour incarner. La France elle a pas besoin qu’on l’incarne. L’Europe si. Alors je veux un président de l’Europe. Non, pas de la commission, ou d’un bazar que personne comprend. Un président des peuples de l’Union Européenne, élu au suffrage universel, et si c’est pas trop demander, en se cassant un peu la tête pour trouver un système électoral qui tienne un peu plus la route que l’espèce de truc qu’on a chez nous.
C’était le un. Le deux, c’est à propos de la baie Pierre. Et de son copain Garaudy. Je connais pas les détails de cette anecdote, et je m’en fous un peu. Ceci était un message important. Je souligne la moëlle au cas où.
Petit deux bis. J’arrive pas à comprendre qu’on interdise l’expression d’idées révisionnistes. Faudrait peut-être arrêter de prendre les gens pour des abrutis, quand même. Si des imbéciles (ou des salauds, ou les deux) prétendent que les chambres à gaz n’ont pas existé, c’est pas pour autant qu’on va les croire. Ceci s’applique aussi à la négation d’autres génocides, d’ailleurs. La liberté d’expression ne doit pas avoir de limites. Presque. A part la diffamation, je ne vois pas trop. Mais je suis un garçon très ouvert (n’en profitez pas, cochon), si vous avez des arguments, vous gênez pas.
Si vous avez compris du paragraphe précédent que vous pouvez vous servir des commentaires de ce blog pour des propos illégaux, je suis désolé de vous dire que je suis responsable du contenu de ces commentaires et que je suis un fervent partisan du respect de la loi (à de très rares exceptions près, que je fatigue trop pour détailler maintenant) qui est l’expression de la démocratie. Je suis en l’occurence pour un changement de cette loi. Démocratiquement.
Ceci nous amène au grand danger qui nous guette : la simplification. Le monde est compliqué, ce n’est pas résoudre les problèmes que de simplifier leur expression. Je ne suis pas révisionniste. Je pense que les révisionnistes sont, dans le cas le plus optimiste des cons, dans le cas le plus probable des ordures. Mais je pense qu’ils doivent pouvoir s’exprimer. Comme je viens de le faire à leur propos.
Dans la même série j’ai cru comprendre que Le Pen risquait de ne pas pouvoir se présenter faute de signatures. Ce serait complètement débile, une insulte à la démocratie et à l’intelligence des électeurs. Ce serait de plus particulièrement dangereux en décrédibilisant encore plus un système qui n’en a pas besoin.
Bon faut que je trouve une connerie à dire pour détendre l’atmosphère. Je sais pas, moi. Tiens, prout. C’est bien, ça, non ? Léger, délicat, tout en nuances. Moi j’aime bien.
Prout.
Notons ceci : quand je lis cet article publié, avec les tranches bien en place et tout, je vois plein de pas belles fautes d’orthographe. N’écoutant que mon devoir, je passe en mode édition, je les trouve plus. Je repasse en mode visu, je les voie. Alors prout. Mais ça je l’ai déjà dit.

