Franssoit

mars 10, 2007

Direction : récupération.

Classé dans : Mille — franssoit @ 12:57

Ils seront mille, c’est un caprice. C’est mon caprice, mais il est pour vous. Un caprice des dieux. A vous de savoir si les dieux c’est vous ou moi ? Que dites vous ? Au pluriel, les dieux, donc c’est vous ? D’une part je ne suis pas certain que vous soyez assez nombreux pour justifier un pluriel complet, à la rigueur un demi pluriel, un gros singulier, quoi, et d’autre part vous me connaissez, je ne recule devant rien pour me faire plaisir. Même pas une autodivination multiple.

Mille. Des petits bien sur, mais aussi des grands si ils se font connaitre à temps. Les petits sont d’ailleurs déjà là. Ceux là, pour s’en débarrasser, c’est coton.

Les gros ? Interdits ! Pourtant, il y avait de quoi. Un choix infini. Peut-être même plus riche, plus gai aussi, mais bon, il faut respecter les règles. Et celle-là est particulièrement stricte.

Je ne sais pas d’où c’est venu cette curieuse idée, c’est moins fort que les mille et une nuits, mais pas de beaucoup. Pour un. Un seul. Mais personne ne saura lequel. Jamais.

Il y avait d’autres solutions, des symboles rigolos, soixante neuf, tient, facile. Mais on n’est pas là pour rigoler, hein ? Il y a un temps pour tout.

Vous êtes méfiant, et vous avez raison. On vous a peut-être déjà fait le coup et vous en gardez une blessure d’amour propre. Vous savez bien qu’il y a toujours un risque de fraude, l’homme a ça dans le sang. Et bien, on peut lui faire confiance. Il essaiera certainementune arnaque. Ou deux.

Mais Monsieur G veille. Pas depuis bien longtemps, certes mais il est arrivé avec son matériel. Sa boite à outils comme il dit malicieusement. Et ça va fumer pour lui, avec lui, contre la resquille. Les promesses seront tenues. Aucune absence ne sera tolérée.

S’il n’avait pas été là, d’ailleurs, Monsieur G, je pense que tout cela n’aurait pas eu lieu, mais il est trop tard pour faire marche arrière, les premiers sont déjà passés, au moins deux cents, nous n’allons quand même pas les renvoyer d’où ils viennent ? D’ailleurs oui, d’où ils viennent ? D’où viennent-ils ? Et pourquoi sont-ils venus ? J’ai du mal à croire qu’il n’y a pas de raison, mais va-t-en savoir, avec eux …

Ce n’est pas la seule question ouverte. Il y a plus de questions que de réponses dans cette histoire. Ont-ils des bagages ? Certains paraissent bien encombrants, bien encombrés, avec leur bric-à-brac. Qu’amènent-ils avec eux ? Certains affichent leur origine, mais qu’en ont-ils gardé ? Certains aussi affichent une origine qui n’est pas la leur, des simulateurs. Des escrocs, en quelque sorte.

Les plus intéressants, à mon avis se sont fabriqué leur origine tout seuls. Oui, je dis bien leur origine. Ils viennent de quelque part mais se sont fabriqué une origine. C’est la leur, on ne va pas la leur prendre, quand même, puisqu’ils l’ont faite eux-même. Ils la méritent plus encore que ceux qui en ont simplement hérité. Mais avant, quand même, avant de passer au bricolage, hein, mais enfin l’autre, j’allais dire la vraie, moi, qui suis-je donc pour juger, l’origine d’origine, en quelque sorte, qu’en faisons nous, maintenant ? Moi, je dirais, que nous n’avons pas à nous en mêler. Tout ceci ne nous regarde pas vraiment. Ce n’est pas l’origine qui importe pour nous.

Notre attention elle est ailleurs. C’est là maintenant, qu’on doit faire gaffe : qu’est-ce qu’ils font ? Je ne pense certainement pas qu’ils soient dangereux. Ceux-là, hein, gardons nous bien fort de généraliser. Je reconnais pourtant qu’avec eux c’est souvent facile de généraliser. Si on les regarde bien, à part la taille, bien sur, la longueur plus que la hauteur, souvent, en fait, ils ne sont pas si différents que ça les uns des autres. J’ai mis presqu’un an à les reconnaitre, moi. Certains n’y arrivent jamais ou si laborieusement, …

Vous avez remarqué que beaucoup se ressemblent tellement que franchement, hein ? C’est vrai. Mais sur mille, quand même, il fallait s’y attendre. Il est somme toute assez normal qu’on retrouve plusieurs fois les mêmes. Alors là, bien sur, hein, on peut y passer des heures. Des années. On mis le pied sur un truc qui glisse. Machin nous dit que ce sont les mêmes, Truc nous dit que non, bien sur, celui qui est ici ne peut pas être là bas en même temps. Et Bidule intervient : c’est pas en même temps, celui de là bas, c’était avant. C’était toujours mieux avant.

Ben moi je dis, avant, c’était autrement. Mieux, je suis pas certain. Les contraintes n’étaient pas les mêmes, en fait. Le but était le même, je le concède, mais les circonstances, les moyens, les flux, tout cela a tellement évolué.

Au début ça avançait très lentement. Peut-être la qualité était-elle meilleure, disons qu’il y avait un côté artisanal. Mais aussi laborieux, quelque part. Et ensuite, en approchant de la fin, ça s’emballe un peu, au risque de se faire dépasser.

Il ne faudrait surtout pas dépasser les bornes. Une d’entre elles surtout, d’ailleurs, l’autre borne, je ne sais même pas si elle est possible à dépasser. Faudrait y réfléchir.

Il y a quelques jours, hier, peut-être, je ne sais plus, je vous ai fait un sale coup. Je n’en suis pas très fier. Une demi douzaine d’articles, avec les tranches, hein, bien comme il faut. Des tranches fines en plus. Mes tranches les plus fines, une sorte de record. Des tranches, mais pas d’article, en fait, pas de corps d’article, là où on dit des choses, comme ici, maintenant.

Alors j’ai décidé de me racheter une conduite. Vis à vis de vous lecteur, lectrice, mais aussi de moi. Vous savez, j’ai la curieuse habitude, tous les matins ou presque, de me raser devant une glace, donc de me voir, et franchement, je me trouve pas très joli depuis cette mauvaise plaisanterie. Alors voilà : le moment est venu de vous offrir mille mots dans un article, je vous devais bien ça. Mais pas un de plus. Faudrait pas déconner, quand même.

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