Franssoit

mai 24, 2007

La question est simple.

Classé dans : Pratiques digitales de gauche, ponctuation foireuse — franssoit @ 9:40

La réponse est unanime. Il faut virer sa cutie.

Le parti socialiste, en la personne de Madame Royal a perdu les élections présidentielles. Là dessus on est bien d’accord.

Notons que le parti socialiste avait, entre autres en la personne de Madame Royal, gagné les régionales. Les mêmes personnes contre les mêmes adversaires. Alors, qu’est-ce qu’ils foutent ? Qu’est-ce qu’ils attendent pour faire campagne ? Ils sont jaloux de pas avoir été choisis pour être ministres de l’autre ?

Ils sont vexés ? Ils boudent ? Ils croyaient qu’être suffisait pour être élu ? Ils n’ont pas compris qu’en démocratie, il y a plusieurs candidats et que si la moitié du peuple ne vous choisit pas cette fois, ce ne sera pas le cas la prochaine ?

Mon information politique est fort limitée. Je ne regarde pas beaucoup la télé. J’écoute un peu la radio, mais pas France Info et donc si mon trajet (court) en voiture ne tombe pas sur une heure de journal, et qu’en plus je ne suis pas bètement en train de bosser mon breton ou mon coréen (je ne choisis pas toujours les langues que j’étudie pour leur aspect pratique, mais plus pour faire le mariole, faire chier les japonais, et participer selon mes maigres moyens à la survie hélas sans doute temporaire d’une langue fort intéressante, le parle là du breton, pas du coréen dont je n’ai aucune raison de penser qu’il soit en danger, et pour poursuivre cette parenthèse qui s’installe, comment se fait il que les socialos ne prennent pas position pour la défense des langues régionnales, qui sont une richesse en train de disparaitre, au lieu de prendre la défense du libéralisme économique qui n’a vraiment pas besoin d’eux ? ) donc j’en étais aux infos, je ne lis pas les journaux sauf le programme télé ce qui est con mais pas tant que ça, puisque je peux me dire tous les matins, tiens, y a rien de bien, je vais donc pouvoir lire. Ce qui est con, si il y avait quelque chose de bien, je pourrais quand même lire, c’est pas parce que c’est bien qu’il faut regarder, hein ?

Mon information étant limitée, j’entends des socialistes (soi disant) à la radio passer leur temps à dire qu’il faut se refonder et tout. Mais ils ont que ça à foutre ou quoi ? Ils le savent qu’il y a des élections importantes dans je sais même pas combien de temps tellement c’est proche ?

Je m’égare. Je sais plus où j’en suis de ce billet. Mon billet politique du trimestre. Quand je pense que j’avais prévu un billet “à la” Lutine. Je le ferai après, c’est pas grave. Ou jamais. C’est pas grave non plus.

On va mettre tout en vrac. Vous ferez le tri.

Il paraitrait que comme quoi que les medias ils étaient que pour Sarkozy ?

Ah bon.

La télé, depuis que le vent a déplacé mon antenne, j’ai plus Arte, donc j’en sais rien. J’ai pas remarqué.

La radio. J’écoute que France Inter, il y a peut-être des Sarkosystes, je les ai pas trop entendu, j’ai par contre entendu lui taper dessus pas mal (ce qui me parait être le rôle d’une radio, d’ailleurs).

Les journaux, j’ai juste feuilleté dans l’avion. Le Figaro était pour Sarkozy, Libé contre, et le Monde entre les deux. Vachement surprenant comme positionnement, je m’y serais pas attendu.

Rappelons quand même que autant j’ai pas trop remarqué que les medias poussaient Sarko par rapport à Royal (il y a quelques paragraphes je mettais Monsieur et Madame, mais bon ça gonfle) (oui, hein bon, je mettais M. et Mme, vous aviez compris, je ne partouzais pas dans la jet set, faites pas les malins), autant c’est quand même bien les medias qui ont propulsé Royal vers la candidature PS !

Je sens que je vais m’énerver. J’incohère. Moi qui n’écrivait que sur plan, voilà que.

Y en a marre.

Je gueule comme un putois (tu pues, toi) que la présidentielle c’est de la merde (oui, du caca, quoi) et qu’il fallait depuis longtemps charger sur les législatives. Et ces cons de socialos misent tout sur leur candidate (qui n’avait rien à dire, rien à faire, pas la moindre nationalisation, pas la moindre, comment on dit déjà quand on balance des pierres, oui, ce mot là, sur le patronat qui nous suce (la moelle, pas la teub), pas le moindre incendie d’église et empalement de curée, lapidation, le mot d’avant, je l’ai retrouvé, juste on ne touche à rien et on limite les dégats, ah, il est beau, l’élan, ah ça mobilise, ça galvanise ferme chez les comiques), et maintenant qu’elle a perdu, après tout c’est de bonne guerre, et elle a pas été laminée écrabouillée, juste battue, elle a été jusqu’au deuxième tour, c’est un progrès, non, les charlots, maintenant qu’elle a perdu une bataille, ce qui est dans l’ordre des choses, il y a plus personne, c’est la débandade, ceux qui ont pas trouvé de place au gouvernement s’agitent paniqués (niqués, oui, c’est clair) comme des fourmis quand on soulève un caillou, bon dieu mais ils sont trop cons, ces cons, ah et puis Kouchner et Hirsch à droite, c’est quand même pas étonnant, il me semble que ça va bien avec en fait, le caritatif, c’est bien à droite, l’aumone à la sortie de l’église, et on s’offusque, on se choque, oh, mais rangez votre queue, mais merde vous avez l’air malin, avec vos tee shirts anti sarko sur les marchés, militants de mes deux, le ps il faut pas le refonder il faut le fondre, le dissoudre, l’oublier, c’était l’outil de Miterrand pour prendre le pouvoir, mais Miterrand, le pouvoir il l’a eu (il a mis le temps d’ailleurs, comme Chirac), et l’outil, il sert plus à rien, il rouille, il est rouillé, oxydé-réduit, il vous faut un leader, trouvez le si vous voulez, on s’en fout, ce qu’on veut c’est des députés de gauche, pas une équipe de soutien à une candidate, des députés qui votent des lois de gauche, bon dieu, qui nous doublent le smic, qui nous interdisent les licenciements, qui augmentent les droits de succession, qui supriment les succession, même, qui suppriment les accadomia de mes deux et qui mettent des vrais profs en quantité autant qu’il en faut et là où il faut, qui créent des emplois publics avec des fonctionnaires, je sais pas moi, qui organisent des partouzes gratuites, des fellations d’état, des doigts sociaux, pour tout le monde.

J’ai compté. J’ai mis mon équipe dessus. Et dessous. Et je prends le risque de l’écrire en toutes lettres, moi qui n’ai jamais retenu comment on écrit les nombres avec des mots, où faut mettre des pluriels et des tirets, une éducation scolaire menée à terme, plus les devoirs de trois gosses et je sais toujours pas. Mille soixante quinze mots en désordre et énervs pour en arriver là.

Doigts sociaux.

J’en suis pas mécontent de celle là.

Je la garde.

.

Publié sur WordPress.