Franssoit

janvier 20, 2007

Décontamination.

Classé dans : Président — franssoit @ 6:22

J’étais pas très contaminé, mais une semaine de déplacement, et je sais même plus ce que c’est que cette histoire de candidats qu’il faut voter pour ou alors pas.

Et ce malgré une consultation quasi pluriquotidienne d’une poignée de blogs influents.

Ca y est, je me rappelle. Faut bien que je me rappelle de temps en temps, sinon, je ne reviens jamais vers moi et je me perds. Des fois je me rappelle et je fais semblant de ne pas m’entendre. Petit malin, va.

C’est dingue, cette suite dans les idées. Je viens bien décidé à causer dans le poste de politique. J’entame donc une introduction dont je perds aussitôt le fil. S’ensuit une concentration intense, des souvenirs qui reviennent, et ça repart. Une plaisanterie sous forme de faux Devos.

Qui me fait penser qu’il avait un léger surpoids. Qui me fait penser à une émission sur le Sumo tout à l’heure à la télé, qui me fait penser à Chirac.

Et alors ?

Quand j’étais petit, il y avait trois types de géants. Les vrais, enfin les faux, ceux des histoires. Très très grands. Et puis en plus petit, il y avait Tonton Paul. Mais ça vous connaissez pas. Et entre les deux, très grand, encore plus grand que Tonton Paul mais plus petit quand même que les géants qui existent pas, il y avait De Gaulle. Charly.

Après, il y avait eu Pompidou. Que je me rappelle de rien dessus. Sauf qu’il est mort en CM2. Il avait pas été bien loin dans les études, celui là. Enfin les miennes. L’instit nous avait lu un texte officiel à sa mémoire.

Ensuite, on attaque dans le sérieux. Ce qui signifie que je commençais à être en age de m’y intéresser. Et pour un début, j’ai eu Giscard. Pas mal. Après on s’étonne d’être de gauche.

Bilan de sa présidence : je sais pas. Sauf vaguement des diamants, et quelques guillotinés. Des petits déjeuners avec des éboueurs. Il s’invitait à manger chez les gens. Je sais pas si il fournissait le pinard.

Après, on nous a mis Mitterand. Je dis “on nous a mis” nous pas pour dire qu’on nous a mis, mais pour dire que je votais pas, j’ai eu 18 ans entre son élection et les législatives qui ont suivi dans la foulée.

Mitterand, il a commencé par une cérémonie complètement ridicule au Panthéon. Mais l’honneur de la gauche était sauf, Giscard avait fait un départ télévisé qui plaçait très très haut la barre en matière de ridicule. Après, Mitterand, il a dit qu’on couperait plus la tête. C’est bien, ça.

Bon, après, ça se mélange encore plus. Je me rappelle de plus de choses, forcément, c’est plus proche. Mais je ne peux pas dire que j’aie compris quoi que ce soit.

Y a eu des 39 heures et des cinquièmes semaines. Y a eu Rocard, y a eu Fabius, y a eu le gros, là à Lille. Y a eu le virage à droite. Qu’on a pas encore réussi à inverser si longtemps après.

Y a eu le Liban, un attentat sur des soldats Français et le bombardement de Baalbeck par les avions de chez nous. Curieux que je me souvienne de ce nom.

Y a eu Chirac. Y a eu réélection du cancéreux queutard.

Y a eu Balladur.

Et puis Chirac. Et puis dissolution, et puis Chirac.

Et puis maintenant ?

Y a eu des élections où j’ai voté, des où j’ai pas voté, des où j’ai revoté.

Je m’en voudrais de le répéter, mais l’élection présidentielle, c’est une arnaque monstrueuse.

Voilà je l’avais dit, je viens de le répéter et en fait non, je ne m’en veux pas.

L’élection présidentielle est une escroquerie.

Attention, ceci est un changement de sujet. Où ? Là attention, regardez bien, ici. Top.

Guytounet nous a repris le droit de suite, j’en conclue qu’il a pompé ce blog gouluement. C’est pas très grave.

Mon droit de suite à moi, le voici le voilà.

Aïe, entre le 10 janvier et le 20, grosse production :

Les titres confirment les rimes en AL fort prisées dans le milieu littéraire de l’époque, ainsi que les initiales qui augmentent avec le nombre de lettres. Bon.

Merde Sarko cale. 10 janvier 2006. Une citation résume bien l’article, voire ce blog tout entier : “L’insignifiance est un sacerdoce. Assez peu reconnu.”

Nullité abyssale. 12 janvier 2006. Une allusion probable à une déclaration d’un de nos dirigeants ou futurs. Mais je ne me rappelle plus de quoi il s’agit.

On ira pas en finale. 14 janvier 2006. Je m’étalais sur la droititude de la gauche. Rien à retirer.

Paf, ça c’est original. 15 janvier 2006. Rien. Donc tout est vrai.

Que ce gosse est pale ! 15 janvier 2006. Deux articles par jour. On ne se refuse rien. Publicité pour mon site. Si je le fais pas, qui le fera ? Hein ?

Rougis pas, c’est pas si mal. 16 janvier 2006. Une jolie seiche violette. Garantie sans colorant. Et de la politique internationnale. Je résume : “j’y comprends rien alors je ferme ma gueule”.

Super joli, ce bel animal ! 18 janvier 2006. J’avais reçu, comme vous, un mail de Sarko. Comme vous, je ne l’avais pas lu. J’avais des problèmes html. Je ne sais pas si je les ai encore. Le mail de Sarko, par contre je l’ai plus.

Voila.

Prochainement retour de dieu et de son existence.

Et mon concours sur Aristote n’a toujours pas de gagnant.

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